Newsletter

PHNOM PENH, capitale du Cambodge, est une ville très animée, étendue, où coule le Tonlé Sap et plus au sud, le Bassac, affluent du Mékong.

Le développement de la ville a débuté il y a environ 150 ans avec le début de la colonisation française. Les vestiges de cette époque sont encore bien présents et la restauration de ces belles bâtisses s’est mise en place il y a quelques années mais il reste encore beaucoup à faire, certaines étant à l’abandon et d’autres squattées.

Comme partout en Asie, tuks-tuks, motorbikes , cyclos-pousses, vélos, voitures et piétons se côtoient en se frayant un chemin avec adresse. La circulation est dense et les klaxons bruyants.

De nombreux temples (« wats »)aux jardins tranquilles sont disséminés dans la ville et offrent des havres de paix au milieu de l’effervescence citadine.

Des gargottes proposant soupes, lok lak, amok et autres spécialités se trouvent partout et animent les rues. Vous pourrez même manger du pain si vous le souhaitez, car comme au Laos et au Viêt Nam, la baguette est restée un plat national même après le départ des Français ! Elle est servie avec différents pâtés, des tranches de tomates et de concombre, herbes,oignons et sauce sucrée.

Parallèlement à cette vie typique locale, on trouve des hôtels et des restaurants très haut de gamme pour les expatriés ou les riches touristes asiatiques et occidentaux.

A côté de cette opulence, il existe une misère très présente et très troublante.

Des groupes d’enfants en haillons et pieds nus arpentent le quai Sisowath le long duquel sont condensés des restaurants pour touristes. Ces enfants proposent pour quelques riels ou dollars, des livres, films ou cartes postales. Ailleurs, on les voit remplir des sacs de riz vides avec des  « trésors » récoltés dans les tas d’ordures dans le but d’en récupérer de quoi manger.

Des personnes mutilées, victimes des mines ou atteintes de maladies diverses viennent également mendier ou sont exhibées par des membres de la famille.

Malgré tout, pour les gens de passage, Phnom Penh reste une ville très agréable, vivante où l’on peut faire de nombreuses visites, telles que l’incontournable Palais Royal ou le Wat Phnom, de son vrai nom Wat Phnom Daun Penh, qui donna son nom à la ville. On découvrira le Monument de l’Indépendance et sa place circulaire, les grands boulevards, les beaux hôtels, les villas coloniales, les nombreux marchés et le quai Sisowath en fin de journée où il fait bon flâner en regardant les gens faire leur séance de tai chi ou une démonstration de hip-hop.

Un autre lieu tristement célèbre, le S21, ancienne école française transformée en lieu d’emprisonnement , de torture et d’exécution sous le régime de Pol Pot durant lequel près de deux millions de personnes ont été exterminées. L’atmosphère y est très lourde mais il est important pour les Cambodgiens que l’on visite ce lieu afin d’accomplir un devoir de mémoire.